Passage de frontière un peu pénible comme prévu, les douaniers laotiens réclamant 2$ pour le tampon de sortie et les Cambodgiens 5$ (plus d'expérience de ce côté-la), comme prévu car tout le monde est au courant mais ça n'a l'air de gêner personne, les locaux s'acquittant également du droit de passage. Je me retrouve à nouveau avec le couple de français croisé plusieurs fois depuis Thakeik. Après avoir joué un peu au con avec le douanier-chef, nos tentatives resterons vaines et devons nous incliner.
Je fais mon premier arrêt à Stung Treng, première ville après la frontière, sans grand intérêt mis à part un super marché, mais mon objectif est de trouver un vélo. Je ressens le besoin de voyager un peu autrement et la topographie cambodgienne digne de celle de la Belgique me parait convenir à ce moyen de transport.
Je trouve mon bonheur chez le seul loueur de VTT de la ville que je soupçonne être tout content de se séparer de son seul cadre XL, garé depuis des lustres dans son arrière cours, à un prix sans doute au dessus de l'argus.
Peu importe, j'ai ce que je voulais et je pars directement sur le "Mékong discovery trail", sorte de circuit longeant le fleuve et permettant de soutenir un tourisme communautaire dans des petits villages.
Le MDT me permet de rejoindre Kratie en 3 jours. Pour trouver son chemin, pas compliqué, suffit de suivre le fleuve et dès la première étape je trouve ce que je cherchais avec d'innombrables hello lancés par des gamins euphoriques le long des pistes. On passe plus de temps la tête en arrière pour répondre qu'à regarder devant soit. Ce qui frappe également est le nombre et la grandeur des temples par rapport au Laos, ici le moindre patelin en possède un presque plus impressionant que ceux de luang Prabang.
C'était plat toute la journée mais paramètre peut être pas assez pris en compte, la chaleur accablante qui risque de me dicter mes horaires de pédalages.
Je dors sur une île sur le Mékong dans une homestay des plus tipiques, douche à la bassine et branchements électriques à la pince crocodile. Je mange bien et beaucoup mais seul dans mon coin, gros reproche de toutes ces homestays d'asie du sud est.
La seconde étape restera celle avec la plus grande amplitude émotive. Superbe rencontre à midi, lorsque pour ma pause imposée par les 37° ambiant, je me fait convier à partager un repas composé de poisson cru,sauce pimentée et feuilles de choux. Tout cela est substantiellement agrémenté de canettes de bières. Je me doute bien que ce n'est pas la boisson idéale pour une journée vélo, mais pas moyen de refuser et dès que j'en termine avec une canette je suis immédiatement ravitaillé. Je ferai la sieste jusqu'à 15h dans le hamac du patron et repars en direction de la homestay du jour. Problème je rate l'embranchement et dois continuer sur la route principale. Je cherche une guest-house sans résultat pendant plusieurs dizaines de kilomètres. A la nuit tombée, perclus de crampes (satanés binouzes), je demande en vain à quelques personnes de me prêter un bout de jardin et fini dans une cours d'école avec chips en guise de dîner et serviette en guise de matelas.
3eme jour, je m'abreuve comme un chameau sortant du désert grâce à de nombreuses pauses, très pratique au Cambodge les grosses glacières rouges le long de la route remplies de boissons fraîches. Au moindre arrêt j'observe des scènes de vie tellement improbables avec en vrac le camion de blocs de glace pour les fameuses glacières, les divers transports surchargés sortes de magasin général et les vendeurs ambulants chacun annoncant sa venue avec un code klaxon distinct. J'atteint enfin Kratie et son marché central aux évocations sudaméricaines.
Je poursuis le long du Mékong, direction Phnom Penh. Les jambes, de manière surprenante, ne répondent pas trop mal et les kilomètres défilent. J'entre dans le pays des Chams, ethnie musulmane, les mosquées remplacent les temples dans le paysage. Je fais une pause sous un arbre, je me met à l'aise torse nu et t-shirt séchant sur une branche, à côté d'un bâtiment désafecté... qui se révêle être une école coranique pour filles. Mon petit coin étant en réalité le parking à vélo et scooter des étudiantes que je vois défiler les unes après les autres avec regards et discussions amusés. Peu après un prof débarque, je m'attend à me faire indiquer la sortie ou à minima remettre mon t-shirt mais sa venue n'à en fait pour but que de pratiquer quelques mots d'anglais un peu rouillés. C'est vrai que les contraintes vestimentaires ne concernent que les femmes dans les mondes religieux.
Je me rhabille tout de même et poursuit ma route de l'autre côté du Mékong via le ferry de Stung Treng.
De la il reste encore bien des bornes jusqu'à Kampong Cham et prévois de passer la nuit sur le chemin mais à priori j'étais chaud de la pédale aujourd'hui et arrive à la bourgade après 120km.
Je me dis alors que je peux éventuellement atteindre la capitale dès le lendemain mais les jambes m'annoncent assez vite qu'elles ne sont pas du même avis. Je m'arrête voir quelques jolis temples à la sortie de Kampong Cham et n'irai que jusqu'à Skun. Après-midi repos et marathon boisson/nourriture, faire du vélo pendant des jours sous un soleil de plomb n'étant finalement pas le plus indiqué lorsque l'on souhaite se remplumer. Cet arrêt à Skun me permet également d'apprécier la spécialité locale, la tarentule.
J'arrive à Phnom Penh le jour d'après avec une journée autoroute des plus inintéressante hormis une portion piste longeant l'axe principale le long du Mékong. Ça change tout, gamins sortant de l'école, chapiteaux pour mariage s'appropriant la moitié du passage, cuisines de trottoir et chargement de sacs de riz en mode toboggan. Je également les scores du parti politique le plus affiché, pour l'instant le 'parti du peuple cambodgien' dépasse d'une courte tête le 'parti de la sauvegarde nationale'...
Je retrouve de nouveau Ben, qui lui revient de Siem Reap et ses fameux temples, au lazy gecko guest house, bien situé et patron génial.
dimanche 27 mars 2016
samedi 26 mars 2016
Laos #7 Glandouille aux 4000 îles
La région des 4000 iles, tout au sud du laos, désigne en réalité la multitude d'ilots qui se forment sur un Mékong qui se relache un peu et s'élargit sur plusieurs kilomètres.
Ici, tout le monde semble suivre son exemple. La chaleur, la quiétude du lieu, l'ambiance sont autant d'invitations à passer son temps dans les hamacs.
Je retrouve Ben sur Don Khone, l'île la plus intéressante alors que Don Det ressemble à un mini Vang Vieng.
Entre deux sessions hamac ou fruit shake, nous faisons le tour de l'île à vélo. On se trouve quelques coins sympas, passe voir une des deux bruyantes cascades où passe la majorité du fleuve et nous arrêtons un moment à l'ancien débarcadère et gare ferrovière reliques du protectorat français. Juste en face, c'est le Cambodge.
Un des highlights touristiques est la journée kayak avec observation avec chance de dauphins d'eau douce. Après avoir glané quelques renseignements, la chance ne s'avèverait pas suffisance pour les voir et, en voyant passer un petit groupe d'une cinquantaine de kayakistes, nous décidons de passer notre tour.
Lorsque nous parvenons à nous extirper de l'inertie et à sortir du champ d'influence du hamac de notre bungalow, Ben file au Cambodge alors que je décide d'aller jeter un coup d'oeil à Don Khong, la 3ème principale île. J'y trouve encore plus de calme, des populations ne vivant plus uniquement du tourisme mais également du commerce du sucre de palme. La chaleur est accablante, la déforestation pour faire du charbon de bois n'arrange pas les affaires et les zones ombragées se font rares.
Des gens chaleureux, des paysages variés et magnifiques découverts via une belle palette de transports (bus,vélo,bateau,kayak,scooter), le tout partagé avec des néo-amis: ce mois au Laos aura été une réussite et demeurera un de mes pays favoris. Au niveau nourriture même s'il faut avouer que la gastronomie laotienne n'est pas la plus aboutie d'asie, nous sommes tombé dingue du sticky rice dont nous aggrémentions tous nos plats et il restera un souvenir indélébile et indissociable de notre aventure laotienne.
Ici, tout le monde semble suivre son exemple. La chaleur, la quiétude du lieu, l'ambiance sont autant d'invitations à passer son temps dans les hamacs.
Je retrouve Ben sur Don Khone, l'île la plus intéressante alors que Don Det ressemble à un mini Vang Vieng.
Entre deux sessions hamac ou fruit shake, nous faisons le tour de l'île à vélo. On se trouve quelques coins sympas, passe voir une des deux bruyantes cascades où passe la majorité du fleuve et nous arrêtons un moment à l'ancien débarcadère et gare ferrovière reliques du protectorat français. Juste en face, c'est le Cambodge.
Un des highlights touristiques est la journée kayak avec observation avec chance de dauphins d'eau douce. Après avoir glané quelques renseignements, la chance ne s'avèverait pas suffisance pour les voir et, en voyant passer un petit groupe d'une cinquantaine de kayakistes, nous décidons de passer notre tour.
Lorsque nous parvenons à nous extirper de l'inertie et à sortir du champ d'influence du hamac de notre bungalow, Ben file au Cambodge alors que je décide d'aller jeter un coup d'oeil à Don Khong, la 3ème principale île. J'y trouve encore plus de calme, des populations ne vivant plus uniquement du tourisme mais également du commerce du sucre de palme. La chaleur est accablante, la déforestation pour faire du charbon de bois n'arrange pas les affaires et les zones ombragées se font rares.
Des gens chaleureux, des paysages variés et magnifiques découverts via une belle palette de transports (bus,vélo,bateau,kayak,scooter), le tout partagé avec des néo-amis: ce mois au Laos aura été une réussite et demeurera un de mes pays favoris. Au niveau nourriture même s'il faut avouer que la gastronomie laotienne n'est pas la plus aboutie d'asie, nous sommes tombé dingue du sticky rice dont nous aggrémentions tous nos plats et il restera un souvenir indélébile et indissociable de notre aventure laotienne.
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