Nous arrivons à Ngapali avec Pierre et Alexis, rencontrés à la gare routière de Bagan, au bout de 2 jours de trajet. 8h Bagan/Pyay où nous passons la nuit dans 1 des 2 seules guest-houses autorisées à acceuillir des étrangers, ville-étape en bordure de l' Ayeyarwady qui mériterait d'y rester un peu plus longtemps, au grand désespoir du tenancier de la guest-house qui ne voit défiler que des touristes de passage.
Puis encore 11h de voyage interminable en minibus pour rallier enfin notre destination. Voyage ponctuée de quelques check-point des passeports par des militaires, nous ne sommes pas loin de la frontière assez chaude avec le Bangladesh. Nous arrivons 3h en retard, la nuit tombée. Notre chauffeur, sourire greffé au visage, nous amènera d'hotels à hotels jusqu'à ce que nous trouvions le Mémento, au top, qui avec ses chambres donnant sur la plage pour 20$/personnes est apparemment la seule alternative correct aux bungalows à 100$ des resorts voisins.
Le lendemain 2nd belle surprise avec cette superbe plage quasi déserte. Ngapali beach est sencée être la station balnéaire en vogue, bondée l'année précédente à la même époque. Je redoutais beaucoup l'affluence et ne pensais y passer qu'une seule nuit avant de continuer vers des plages moins côtées plus au sud, mais finalement je repousse chaque matin la date de départ à la réception du Mémento.
Crabe en spicy curry sur la plage (qui se débattera assez dans l'assiette pour m'emporter un bout de pouce), red et white snapers (daurades!) grillés, soirées cuba libre sur notre plage privatisée ou presque...on se régale.
Journée pêche/snorkelling avec le bateau et le pécheur attitré du restaurant Paradise. On atrape une 40ene de poissons (thon, daurades...) avec en guise de ligne un bout de fil de pêche lesté d'une plaque de plomb repliée par les dents de notre pécheur, le tout enroulé autour d'un morceau de polystyrène, un morceau de calamar comme appât. On se fera griller les plus gros sur l'île en face de Ngapali à midi, et frire le reste pour le dîner au Paradise.
On rencontre un Italien, photographe free lance, qui revient de Sittwe pour faire un reportage sur la minorité Musulmane des Rohingyas parquée dans des camps. Afin d'éviter de se faire chaperonner par un flic, il n'a qu'un visa touriste et se cache dans les bus pour se rendre sur place.
Puis on loue des vélos et après pas plus de 5min sur les selles on se retrouve sur d'autres plages encore plus confidentielles, cocotiers en arrière plan en lieu et place des hotels. Une autre tentative de l'autre côté de Ngapali et nous voila à prendre une bière+tea leaf salade dans un endroit complètement perdu, pas pour longtemps à priori vu tous les abords côtiers qui se font acheter les uns après les autres par des étrangers flairant le bon coup. En pensant accéder à un point de vue on se fera d'ailleurs dégager par une française d'un coup de "it's a private property", assez loin de la mentalité locale.
Dernière baignade et c'est la fin de cette étape très agréable qui aura durée pas moins d'une semaine, partagée avec un super groupe.
Bus de nouveau, direction Yangon la prochaine étape.
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