A l'est de Chiang mai on trouve une belle région de jungle et montagnes. On peut faire une boucle appelée la "Mae hong son loop" en rejoignant le patelin du même nom et le truc à la mode est de le faire en louant un scooter depuis Chiang Mai.
Bon, ma dernière expérience remonte à environ 15ans quand, en faisant le tour du pâté de maisons autour de chez mes parents avec la derby de mon frère, je me suis cassé la gueule avec mon ami d'enfance sur le porte bagage...
Il est grand temps d'en avoir une nouvelle et quoi de mieux que de se lancer sur une belle route de montagne copieusement semée de belles épingles à cheveux, sans permis ni assurance?
On est le 31 décembre et la première étape est la petite ville de Pai qui, selon les échos que j'en ai eu, devrait assez bien convenir pour passer le réveillon. Après quelques débuts hésitants (je manque de me prendre le mur du bâtiment en face du loueur de scooter et quelques tout droit sans conséquence dans des virages) cette journée est un franc succès et j'y prend vite goût. A noter des beaux paysages tout le long et mes premiers éléphants.
Le hasard des choses me fait tomber dans un dortoir au Pai school circus et je trouve le staff en train d'organiser une bringue dans l'enceinte même du camping...
Ça aurait pu être une bonne soirée mais la transition est trop rapide et trop brutale où je cotoie en une soirée l'équivalent des touristes croisés en un mois au Myanmar. Je parviens pas trop à me mettre en mode week-end-d'intégration étudiant et laisserai ma place au beer pong.
Je fini par m'éclipser et à trouver un peu plus d'intérêt dans les lâchers de lampions au bord de la rivière.
Pai, n'a plus grand chose de la Thailande avec ses rues truffées de touristes et ses expatriés qui possédent la moitié de la ville. L'ambiance est bonne mais je ne suis pas capable d'apprécier à ce moment du voyage. Je file donc et continu sur la Mae Hong Son loop jusqu'au patelin de Tad Lod au nord de Soppong que le buraliste de Chiang Mai m'a conseillé et qui me conviendra beaucoup mieux.
Je me pose à la Pencave Homestay, super bungalow dans un petit coin de paradis. Pen la proprio, excellente cuisinière et très sympa, m'indiquera des itinéraires pour aller découvrir et me perdre un peu dans les environs.
La région est également truffée de grottes. Outre la grande directement à la sortie de Tham Lod, visitable en raft de bambou et bruyante du fait des hordes de chauve-souries y nichant, j'en visiterai 3 autres bien plus confidentielles, seul, vu que les locaux qui m'y amènent n'y entre pas. Claustro et achluophobes s'abtenir!
Je quitte cet endroit un peu trop vite, un dément shake mûre/passion me fera presque changer d'avis,
mais je dois retourner à Pai pour un trek dans la jungle réservé avant de partir.
lundi 8 février 2016
samedi 6 février 2016
Thailande nord #1 Frontière et Chiang Mai
Depuis Kengtung, bus jusqu'à Tachileik puis tuk-tuk de la gare routière à la frontière. Je partage le véhicule avec quelques locaux qui traversent également mais n'ont pas besoin de descendre du tuk-tuk pour passer en Thailande. Je descend quand à moi pour aller faire tamponner le passeport et suis alors auteur d'une magnifique action puisque je laisse mon gros sac à dos dans le tuk-tuk, estimant qu'il m'embarasse. Action qui me gratifie, quand je ressort de l'autre côté, de longues minutes de pur stress et d'intenses autoflagellations avant qu'apparaisse enfin la moto-pick up qui aura mis finalement plus de temps à passer le contrôle. En fin de compte, aucun check des bagages en plein coeur du triangle d'or...
Mes premières impressions de la Thailande seront assez étranges en apercevant d'abord un panneau "border beer fest" puis un resto "cabbages and condoms".
De Mae sin, ville frontalière j'enchaine avec un bus bondé pour Chiang Mai,
où en arrivant je me fais carrément envoyer bouler par un chauffeur de taxi avec qui j'essaie de négocier son prix qui me parait exorbitant. Le Myanmar me semble déjà si loin.
Je trouve tant bien que mal un hotel pas complet dans le centre historique dans lequel on trouve plus d'infos touristiques que dans l'ensemble du pays précédent, le Myanmar me semble déjà si loin...
Et je file commander deux plats dans un resto, le premier Pad Thai d'une série qui sera assuremment longue et un super curry de crevettes... le Myanmar me semble déjà si loin, ok j'arrête.
Tournée des principaux temples mais je suis en overdose donc je me contente des exterieurs. La horde de minivans gris déversant son flot de touristes en mode voyage organisé (on se fait déposer devant les principaux points d'intérêt, on prend sa photo et on remonte vite dans son véhicule climatisé)
Je poursuis ma mission découverte de la gastronomie thailandaise, sous les regards étonnés des serveurs, avec toujours autant de plaisir (avec une démente crème de coco/banane au pti dej).
Enfin!, je trouve un cinéma aussi peuplé que le bus pour aller regarder star wars dans un mall qui donnerait des boutons aux fans de Daniel Defoe.
Avis aux amateurs de ciné rétro, au lieu de passer l'épisode 7 j'ai vu le 4... Mouarf
Mes premières impressions de la Thailande seront assez étranges en apercevant d'abord un panneau "border beer fest" puis un resto "cabbages and condoms".
De Mae sin, ville frontalière j'enchaine avec un bus bondé pour Chiang Mai,
où en arrivant je me fais carrément envoyer bouler par un chauffeur de taxi avec qui j'essaie de négocier son prix qui me parait exorbitant. Le Myanmar me semble déjà si loin.
Je trouve tant bien que mal un hotel pas complet dans le centre historique dans lequel on trouve plus d'infos touristiques que dans l'ensemble du pays précédent, le Myanmar me semble déjà si loin...
Et je file commander deux plats dans un resto, le premier Pad Thai d'une série qui sera assuremment longue et un super curry de crevettes... le Myanmar me semble déjà si loin, ok j'arrête.
Tournée des principaux temples mais je suis en overdose donc je me contente des exterieurs. La horde de minivans gris déversant son flot de touristes en mode voyage organisé (on se fait déposer devant les principaux points d'intérêt, on prend sa photo et on remonte vite dans son véhicule climatisé)
Je poursuis ma mission découverte de la gastronomie thailandaise, sous les regards étonnés des serveurs, avec toujours autant de plaisir (avec une démente crème de coco/banane au pti dej).
Enfin!, je trouve un cinéma aussi peuplé que le bus pour aller regarder star wars dans un mall qui donnerait des boutons aux fans de Daniel Defoe.
Avis aux amateurs de ciné rétro, au lieu de passer l'épisode 7 j'ai vu le 4... Mouarf
vendredi 5 février 2016
Myanmar #7 Kengtung et la découverte des Akkas
Dernière étape au Myanmar, région de Kengtung ouverte aux étrangers depuis peu...mais pas la route pour y aller, détail que j'ignorais jusqu'au moment où je tente d'acheter un ticket de bus.
Je me retrouve donc à prendre un avion Heho/Kengtung. Aéroport assez comique, on attend tous dans une grande salle et au fur et à mesure des vols une hôtesse passe dans la pièce avec un panneau avec le numéro du vol pour nous appeler. Bon, il faut croire que j'ai choisi le low cost Birman, notre vol est à la bourre, personne pour nous renseigner et notre hôtesse sera sans le fameux panneau...bon moment de flottement avant de suivre finalement la foule.
De nombreuses éthnies différentes peuplent le district de Kengtung dont l'attrait principal est son marché central (et un grand arbre sur une colline). Les paysans et autres artisans descendent de leur montagne pour venir y vendre leurs produits. Chaque éthnie possédant des habits traditionnels différents, le marché est plein de couleurs et le grand jeu consiste à reconnaître telle ou telle minorité.
Le chauffeur de tuk-tuk m'ayant ammené de l'aéroport fait également guide et est originaire d'un village de la communauté Akkas à 1h de Kengtung. Plutôt que de retourner marcher à l'aveugle je me dit que ça peut être interessant.
Découvrir des minoritées éthniques c'est bien (encore que il faut voir comment), mais si on peut coupler ça à un peu de marche c'est encore mieux. La consigne donnée le matin est donc au moins 4h de marche pour relier les 4 villages au programme.
Par contre c'est pas un haut lieu touristique ici, la mission recherche de personnes supplémentaires pour faire baisser le coût du guide se révèle être un échec. Je me retrouve finalement derrière mon guide "Chanseing" ou M. Eric (trop la classe d'avoir un sobriquet occidental) sur son scooter à couper à travers rizières sur des pistes à peine carrossables (sans casque bien entendu).
On arrive au 1er village après qu'il m'ai annoncé avant la montée d'approche "c'est pas interessant de marcher ici, on marchera plus tard". Bon, pour moi dès que ça monte c'est intéressant donc ça ne me plait pas bien mais après tout c'est lui le guide et je lui laisse le bénéfice du doute (gros doute quand je le vois en sandales/jeans).
Plus de place au doute quand au bout d'une heure et demi nous sommes toujours dans le 1er village à se faire inviter à droite et à gauche à boire le thé (un peu) et l'alcool de riz maison (assez pour être fin connaisseur en fin de journèe).
Même si Eric connait tout le monde, ces invitations ne seront pas totalement désintéressées puisque nous distribuons à chaque arrêt shampoing,lessive,savons achetés le matin au marché.
Belle surprise au 2nd village (rejoint en 10min chrono) où nous tombons en pleine découpe du cochon tué le matin même. Nous resterons à midi pour un excellent repas partagé avec les hommes du villages. Sachant qu'ils mangent environ du cochon 3 fois par an j'essaierai de me retenir, tout le contraire de mon guide qui se baffre comme un goret. J'en apprend un peu sur le mode de vie et les coutumes, du genre les jeunes mariés ne dorment pas dans la maison familiale (mais dans une petite cabane à proximité) avant d'avoir le premier enfant où encore il y a encore une quinzaine d'années ils tuaient les jumeaux à la naissance car signe de malchance...
Je peux également apprécier de prêt les habits et coiffes que les femmes portent chaque jour aprés le mariage.
Pour les fans de Frank Dubosc:
En partant on se fait inviter le lendemain pour la fête du village avec une nouvelle liste de course...
On ira aux 2 derniers villages en scooter et il me sortira sérieusement que 2j plus tard il a une réservation mais que la personne ne veut pas marcher...
Dernière surprise du jour, en rentrant à Kengtung nous faisons un détour par des hotsprings qui se révèlent être des baignoires privatisables. Etape complétement impromptue, l'objectif est donc de ne pas chopper la mort en rentrant sur le scooter cheveux au vent après avoir utilisé son t-shirt en guise de serviette.
Après pas mal d'hésitation, je donne tout de même suite à l'invitation le lendemain en me disant que ça peut être vraiment sympa. Donc rebelote après un nouveau tour au marché.
Et nouvelle surprise quand en arrivant au village on voit qu'il n'y a rien de prévu. Eric ne semble que peu surpris... Du coup bon diné avec les femmes cette fois vu que les hommes sont partis picoler à la fête forraine de Kengtung.
Bon moment avec un amateur de musique tout heureux de nous montrer son dernier achat.
Nous finissons la soirée nous aussi à la fête le temps de dégoûter une forraine avec ma chance insolente.
Je me suis bien fait prendre pour un pigeon (ce qui me fera bien réfléchir à deux fois à l'avenir avant de faire un truc du genre "à la rencontre des communautées éthniques") mais c'était quand même bien dépaysant et j'ai fait quelques rencontres sympas et intéressantes.
La conclusion étant tout de même que les chauffeurs de tuk-tuk par nature ne sont pas des grands randonneurs.
Demain, bus pour la frontière Thailandaise.
C'est la fin de mon parcours au Myanmar, 28j bien rempli. Enchanté par les gens agréables au possible, les enfants grands sourires et lançant des Mingalaba en nous voyant...
Au niveau paysages, temples, sunsets, j'en aurais pris plein la tronche tout le long, avec Bagan en point d'orgue.
Mauvaise note pour la nourriture par contre, on retrouve toujours le même goût ou plutôt l'absence de goût un peu partout.
Pays également encore un peu compliqué à visiter dès que l'on souhaite sortir des parcours des tours opérators. Compliqué de communiquer, gens pas habitués en sortant de 50ans de dictatures militaires, trajets/hotels/régions interdites aux étrangers...
Le pays risque de changer énormément dans les prochaines années, tout le monde attend des miracles de la part d' Aung San Suu Kyi, icône nationale récemment élue.
Le tourisme devrait s'en retrouver facilité et l'affluence va assuremment exploser rapidement, quelle en sera l'influence sur la population locale, son mode de vie, son accueil? Grande et pas uniquement dans le bon sens je le crains...
Je me retrouve donc à prendre un avion Heho/Kengtung. Aéroport assez comique, on attend tous dans une grande salle et au fur et à mesure des vols une hôtesse passe dans la pièce avec un panneau avec le numéro du vol pour nous appeler. Bon, il faut croire que j'ai choisi le low cost Birman, notre vol est à la bourre, personne pour nous renseigner et notre hôtesse sera sans le fameux panneau...bon moment de flottement avant de suivre finalement la foule.
De nombreuses éthnies différentes peuplent le district de Kengtung dont l'attrait principal est son marché central (et un grand arbre sur une colline). Les paysans et autres artisans descendent de leur montagne pour venir y vendre leurs produits. Chaque éthnie possédant des habits traditionnels différents, le marché est plein de couleurs et le grand jeu consiste à reconnaître telle ou telle minorité.
Le chauffeur de tuk-tuk m'ayant ammené de l'aéroport fait également guide et est originaire d'un village de la communauté Akkas à 1h de Kengtung. Plutôt que de retourner marcher à l'aveugle je me dit que ça peut être interessant.
Découvrir des minoritées éthniques c'est bien (encore que il faut voir comment), mais si on peut coupler ça à un peu de marche c'est encore mieux. La consigne donnée le matin est donc au moins 4h de marche pour relier les 4 villages au programme.
Par contre c'est pas un haut lieu touristique ici, la mission recherche de personnes supplémentaires pour faire baisser le coût du guide se révèle être un échec. Je me retrouve finalement derrière mon guide "Chanseing" ou M. Eric (trop la classe d'avoir un sobriquet occidental) sur son scooter à couper à travers rizières sur des pistes à peine carrossables (sans casque bien entendu).
On arrive au 1er village après qu'il m'ai annoncé avant la montée d'approche "c'est pas interessant de marcher ici, on marchera plus tard". Bon, pour moi dès que ça monte c'est intéressant donc ça ne me plait pas bien mais après tout c'est lui le guide et je lui laisse le bénéfice du doute (gros doute quand je le vois en sandales/jeans).
Plus de place au doute quand au bout d'une heure et demi nous sommes toujours dans le 1er village à se faire inviter à droite et à gauche à boire le thé (un peu) et l'alcool de riz maison (assez pour être fin connaisseur en fin de journèe).
Même si Eric connait tout le monde, ces invitations ne seront pas totalement désintéressées puisque nous distribuons à chaque arrêt shampoing,lessive,savons achetés le matin au marché.
Belle surprise au 2nd village (rejoint en 10min chrono) où nous tombons en pleine découpe du cochon tué le matin même. Nous resterons à midi pour un excellent repas partagé avec les hommes du villages. Sachant qu'ils mangent environ du cochon 3 fois par an j'essaierai de me retenir, tout le contraire de mon guide qui se baffre comme un goret. J'en apprend un peu sur le mode de vie et les coutumes, du genre les jeunes mariés ne dorment pas dans la maison familiale (mais dans une petite cabane à proximité) avant d'avoir le premier enfant où encore il y a encore une quinzaine d'années ils tuaient les jumeaux à la naissance car signe de malchance...
Je peux également apprécier de prêt les habits et coiffes que les femmes portent chaque jour aprés le mariage.
Pour les fans de Frank Dubosc:
En partant on se fait inviter le lendemain pour la fête du village avec une nouvelle liste de course...
On ira aux 2 derniers villages en scooter et il me sortira sérieusement que 2j plus tard il a une réservation mais que la personne ne veut pas marcher...
Dernière surprise du jour, en rentrant à Kengtung nous faisons un détour par des hotsprings qui se révèlent être des baignoires privatisables. Etape complétement impromptue, l'objectif est donc de ne pas chopper la mort en rentrant sur le scooter cheveux au vent après avoir utilisé son t-shirt en guise de serviette.
Après pas mal d'hésitation, je donne tout de même suite à l'invitation le lendemain en me disant que ça peut être vraiment sympa. Donc rebelote après un nouveau tour au marché.
Et nouvelle surprise quand en arrivant au village on voit qu'il n'y a rien de prévu. Eric ne semble que peu surpris... Du coup bon diné avec les femmes cette fois vu que les hommes sont partis picoler à la fête forraine de Kengtung.
Bon moment avec un amateur de musique tout heureux de nous montrer son dernier achat.
Nous finissons la soirée nous aussi à la fête le temps de dégoûter une forraine avec ma chance insolente.
Je me suis bien fait prendre pour un pigeon (ce qui me fera bien réfléchir à deux fois à l'avenir avant de faire un truc du genre "à la rencontre des communautées éthniques") mais c'était quand même bien dépaysant et j'ai fait quelques rencontres sympas et intéressantes.
La conclusion étant tout de même que les chauffeurs de tuk-tuk par nature ne sont pas des grands randonneurs.
Demain, bus pour la frontière Thailandaise.
C'est la fin de mon parcours au Myanmar, 28j bien rempli. Enchanté par les gens agréables au possible, les enfants grands sourires et lançant des Mingalaba en nous voyant...
Au niveau paysages, temples, sunsets, j'en aurais pris plein la tronche tout le long, avec Bagan en point d'orgue.
Mauvaise note pour la nourriture par contre, on retrouve toujours le même goût ou plutôt l'absence de goût un peu partout.
Pays également encore un peu compliqué à visiter dès que l'on souhaite sortir des parcours des tours opérators. Compliqué de communiquer, gens pas habitués en sortant de 50ans de dictatures militaires, trajets/hotels/régions interdites aux étrangers...
Le pays risque de changer énormément dans les prochaines années, tout le monde attend des miracles de la part d' Aung San Suu Kyi, icône nationale récemment élue.
Le tourisme devrait s'en retrouver facilité et l'affluence va assuremment exploser rapidement, quelle en sera l'influence sur la population locale, son mode de vie, son accueil? Grande et pas uniquement dans le bon sens je le crains...
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