mercredi 10 février 2016

Laos #1 Luang Namtha en mode Julien Absalon

Le passage de la frontière entre Chiang Khong et Houeisai ne se fait malheureusement plus au moyen d'une barque, comme c'était encore le cas il y peu, mais via le friendship bridge quatrième du nom. Pas de bakchich à déplorer si ce n'est un shuttle bus obligatoire entre les deux postes étrangement distants de quelques encablures. Après un peu de patience et 30$ pour le visa on-arrival (dont le formulaire me fera tiquer quelques instants) je me retrouve dans le 4ème pays de mon parcours.

Je poursuis jusqu'à Luang Namtha dans la même journée (soulagé en arrivant à la gare routière de Houeisai d'arriver quelques minutes avant le dernier bus pour cette destination, 14h30) qui sera ma première étape au Laos.
Gros village ni très beau ni intéressant, de type far-west avec une grande artère principale qui concentre une grande partie de l'activité, je trouve une chambre en dortoir qui donne sur la rue sus-citée synonyme de quelques désagréments nocturnes.

Namtha est la principale base touristique Laotienne pour tout ce qui est trek/jungle/éthnies... J'aspire à autre chose et loue un VTT pour faire le tour des environs après avoir glané des itinéraires sensés m'occuper pour 2j. Des paysages qui deviendront les grands classiques, temples de même style que ceux aperçus en Thailande mais surtout, en mode bien plus confidentiel que de l'autre côté de la frontière. Je peux chercher un moment mais aucune trace du gang des minivans gris au pied des escaliers à côté de mon vélo.


En 4h j'ai épuisé l'ensemble des bons plans fournis, aussi le lendemain je décide de rejoindre Muang Sing, situé à 60km de Namtha.
On s'enfonce tout de suite dans la forêt du parc national de Nam Ha, les enfants sont tout content de me saluer, certains sortent en courant de leur maison pour me taper dans la main au passage.


Les km défilent par contre doucement, au 30ème km je fais une nouvelle pause et n'ai vu quasimment que de la montée jusqu'à présent. Je ferai les 30 suivant un peu plus vite quand peu après je me rend compte que le pneu avant est à plat. Je marche 2 bornes jusqu'à apprivoiser un gamin sur le bord de la route dont le père a une pompe. Ça tient 500m le temps de trouver un pick up qui m'amènera à destination.


A Muang Sing, un mécano tente de poser une rustine mais c'est un échec cuisant. Je pars au défi d'acheter une chambre à air que je ne relèverai qu'après avoir traversé la ville d'est en ouest, les chambres à air pour vélo de route ayant apparemment innondé le marché.

Muang Sing, pas non plus très passionnante, compte toutefois un marché assez important qui draine toutes les populations des alentours. J'y fais un tour au petit matin.


Puis remonte en selle pour explorer les environs, véritable intérêt de la région. Ça débute par une partie assez désagréable sur la route filant vers la frontière chinoise bien trafiquée, puis on se lance au hasard des pistes traversant alternativement villages de différentes éthnies et champs de bananiers.


Ce petit tour me prend bien quelques heures mais en retrouvant la route principale j'ai encore des jambes correctes. Je repars donc pour les 60km qui me sépare de Namtha. Première moitié de nouveau pentu dans le mauvais sens, je reconnais l'endroit où je suis passé de 2 à 4 roues la veille et enfin ça se met à descendre. Les dernières bornes ne sont qu'une formalité et après avoir rendu mon VTT au loueur, qui m'a cherché partout la veille ne me voyant pas revenir, je retrouve Martin rencontré en Thailande précédemment pour se partager un canard rôti au night market.


J'ai eu beaucoup de plaisir à aller rencontrer les populations avec ce moyen de locomotion, permettant d'interagir bien plus avec eux. Ça me fera voir d'un tout autre oeil les activitées du genre découverte des minorités éthniques proposées par les agences, sorte de sortie au zoo humain dont les échanges ne sont plus du tout spontanés.

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