Après cette fin de trek un peu décevante je tire un trait sur le reste de la boucle et rentre à Chiang mai.
Je rend mon scooter ravi par cette expérience, je suis pas encore un spécialiste du slalom entre voitures en ville mais Valentino n'a qu'a bien se tenir.
Je reprend la route en zappant Chiang Rai (à priori les temples noir et blanc valaient quand même le coup) et file à Chiang Khong. Petite ville en bordure de Mekong, poste frontière pour passer au Laos.
L'endroit n'est pas désagréable et j'ai entendu parler de jolies routes dans les environs suivant le Mékong. Je reloue un scooter et file au nord où le fleuve myhique décrit quelques beaux méandres.
J'arrive jusqu'à l'embouchure du Ruak (frontière Thailande/Myanmar) dans le Mékong (frontière Thailande/Laos), triangle d'or officiel. Un spot pour les photos, beaux temples bien kitch et quelques stands de souvenirs. Rien de passionnant, contrairement au musée de l'opium où je fais tirer un peu plus loin.
Un couloir psychédélique mais surtout pas mal d'explications sur toute la période coloniale et comment Anglais puis Français sont venu exploiter l'Inde et toute l'Asie du sud-est pour ensuite aller abrutir les chinois. (Version simplifiée).
Encore une belle page de l'histoire démontrant toute la bonté et bienveillance de l'occident...
Retour à Chiang Khong et je trouve deux bars sympa, un premier tenu par le guinnessrecorman du tour du monde en vélo, un second qui laisse la responsabilité de la playlist à ses clients, le Rinbar. J'y rencontre Martin, anglais avec qui on passera la soirée à caler du bon vieux rock. On fait également la connaissance de 2 Thailandais qui proposent de nous joindre à eux pour une oeuvre caritative le lendemain, à priori ils amènent des trucs dans un village perdu quelque part dans la campagne. Intrigués on dit forcément oui avec Martin et on se retrouve le lendemain dans un super coin perché dans des montagnes. On passera la journée à distribuer du matériel que l'équipe à collecté pendant un an. Vêtements, matériaux de construction, argent puis repas et jouets pour les enfants dont c'est la journée nationale.
Je me fais plaisir sur les portraits, certains sont vêtus de leurs habits traditionnels et on rentre après quelques jeux, de nombreux remerciements des villageois et en ayant vu des gamins sourire toute la journée.
On termine cette journée décidément bien surprenante, par un intéressant barbecue poulet/porc/intestins/calamars puis dans un club avec groupe de rock local avec une population de ladyboy un peu supérieur à la moyenne habituelle.
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